La lettre attendait sous la porte de sa chambre. Nora reconnut l’écriture de Marianne avant de voir son prénom : ce N trop grand, comme une branche qui cherchait la lumière. Elle resta longtemps debout, l’enveloppe entre les doigts.
Ma Nora,
Si tu lis ces mots, c’est que le jardin a enfin rouvert ses portes. Je t’y ai laissé quelque chose. Pas un secret, pas tout à fait. Plutôt une promesse.
— Tu viens ? demanda une voix derrière elle.
Elle replia la lettre. Dehors, les premières lucioles s’allumaient.


